Le chômage des jeunes au Burkina Faso: Propositions de solutions à court et moyen terme
Le chômage des jeunes au Burkina Faso :propositions de solutions à court et moyen terme.
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l n’est de pays de ce monde qui ait parvenu à éradiquer le problème d’emplois. D’ailleurs une certaine théorie économique le justifie en stipulant que la bonne santé du marché de travail et de l’économie requière que l’on maintienne le taux de chômage à un niveau jugé non inflationniste appelé NAIRU(Non accelerating inflation rate of unemployment). Ainsi, en 2001, on considérait que ce taux, pour
Concernant l’auto emplois, il est important de mettre en œuvre des projets d’identification, de création, de promotion et de renforcement des micro entreprises. Le secteur de la micro finance pourrait être mis à contribution pour faciliter l’accès au crédit à des taux d’intérêt rationnels ou supportables. Là aussi des efforts sont déployés par l’Etat mais il y a des insuffisances qu’il faille pallier. L’obligation de disposer d’une garantie limite considérablement l’octroi des financements aux jeunes. Ce goulot peut en partie être levé en regroupant les demandeurs de crédit, porteurs d’initiatives économiques en caution solidaire ou en mettant en place un mécanisme de parrainage. Les fonds des guichets communs ne sauraient être accessibles que si les conditionnalités sont assouplies. Auparavant, il est capital de renforcer les capacités des jeunes en multipliant des formations gratuites en entreprenariat dans toutes les provinces du Burkina.
Aussi, nous estimons que dans un pays où les agents de l’Etat (fonctionnaires)sont en majorité ceux détenant des revenus permanents et disposant de ce fait d’une relative facilité d’accès au système bancaire classique, il n’est pas économiquement juste de leur interdire d’entreprendre. Il faudrait amender la disposition de l’art 16 de la loi n°013/98/AN du 28 avril 2008 portant régime juridique applicable aux emplois et aux agents de la fonction publique afin qu’elle puisse garantir l’assiduité du fonctionnaire au service publique tout en lui permettant d’investir au bénéfice des membres de la famille.
Auteur
KABORE Boubacar Economiste- Administrateur
des hôpitaux et des services de santé

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