La démocratie africaine à la traîne : Invite à la génération consciente.
Le sommet de la Baules en 1990 a constitué le coup de départ de la marche vers la démocratisation des régimes en Afrique noire notamment Francophone. Dix huit ans après, les leaders du continent noir sont à la croisée des chemins. Mauvaise foi ou incapacité, on ne saurait le dire. Pourtant François Mitterrand en dispensant cette leçon, avait certes convaincu le parterre des chefs d’Etat et de gouvernement présents que la démocratisation demeure la condition sine qua non du développement ; mais aussi les avait t-il inquiété car en dépit des avantages indéniables de cette forme de gouvernement, beaucoup avaient déjà perçu qu’elle représentait pour eux un moyen de retirer les multiples ficelles qu’ils détenaient pour mouvementer la marionnette. Pourtant on ne peut plus nier qu’aujourd’hui les nations les plus économiquement avancées représentent aussi celles démocratiquement avancées. La corrélation Economie et Démocratie est plus que jamais établie. A moins d’être une économie supportée de façon factice par une production abondante de pétrole ou de diamant. Est-on alors tenté d’expliquer le retard de l’Afrique par les innombrables violations des bases fondamentales de la démocratie. Le bâillonnement des peuples, les fraudes électorales, le tripatouillage des constitutions, la concentration des pouvoirs, ces pratiques sont légion dans les pays africains. Il est heureux d’observer l’émergence de nombreuses organisations promotrices des droits fondamentaux des peuples et l’éveil de conscience des masses qui de plus en plus se lèvent pour revendiquer. La jeunesse se doit d’être à l’avant-garde pour redorer l’image d’antan du continent. Le respect des libertés, la non violation de la dignité humaine et l’indépendance totale de la justice sont les jalons d’une démocratie libératrice et productrice de la satisfaction des besoins fondamentaux. Si nous admettons avec Emiliano Zapata que le développement dépend de la volonté du peuple à vaincre la misère, de sa détermination à triompher de toutes ses adversités et de sa capacité à imprimer à l’histoire la courbe de son propre destin, alors le peuple africain se doit être plus combatif pour sa propre cause. L’Afrique a tout pour se donner de l’énergie dans sa course. Un faux départ ne signifie guère une mauvaise arrivée. En réalité il ne s’agit pas d’arriver avant ou avec les autres d’autant plus qu’il n’y a pas de ligne d’arrivée. Répétons après Bill Cliton que la démocratie n’a pas de recette universelle. Aucun plagiat, aucun mimétisme ne saurait installer véritablement la démocratie en Afrique. L’Amérique a sa démocratie, l’Europe a la tienne donc nous devons avoir la nôtre. La démocratie est assimilable à l’être humain ; toutes les races : noire, jaune, blanche…possèdent la même morphologie. De même qu’un noir, un jaune ou un blanc dispose de quatre membres, d’un tronc et d’une tête. Mais le physique est l’enveloppe d’une âme, d’un esprit, d’une conscience, d’une intelligence…Or, autant qu’on est autant on a d’âmes. Les âmes sont singulières. Par analogie, la démocratie a des bases fondamentales invariablement dans l’ère et dans l’aire. Ce physique (bases fondamentales) qui renferme la liberté, la justice, la paix, le respect des droits humains reste incompressible. Aucune violation de son intégrité ne devra lui être atteinte ; sinon il naîtra une démocratie paraplégique et handicapée. L’âme de la démocratie est la culture et l’histoire. Ces variables sont impérativement à intégrer dans la démocratie noire pour lui imprimer son identité .C’est en échafaudant notre démocratie originale que nous parviendrons à nous soustraire du piège de la pauvreté en jetant donc les bases solides d’un développement socio-économique durable. L’originalité devrait à terme permettre aux peuples de s’assumer, de se réaliser et de s’épanouir. Mais attention ! une démocratie à l’Africaine ne constituerait nullement un tremplin pour travestir des dictatures et des pseudo- démocraties. La jeunesse a un rôle de premier plan à jouer pour le rayonnement mondial du continent et pour l’affirmation de son leadership dans l’échiquier international.
Jeunes d’Afrique, de peur que la génération future ne nous appelle à la barre pour que nous disions notre responsabilité dans l’écriture des pages noires de l’histoire, il nous incombe ici et maintenant d’apporter nos matériaux pour l’édification d’une Afrique nouvelle sur les ruines de celle de nos fiers ancêtres. Une génération a failli mais ça ne sera pas la nôtre. Pas la nôtre.
Auteur
KABORE Boubacar Economiste- Administrateur
des hôpitaux et des services de santé
Commentaires
soungalo le 13/05/2008 à 21:22:11mon frere cela est une très bonne inistiative et je t'encourage vraiment dans cette lancé. j'ai été à bobo pour les journées scientifiques du 06 au 09/05/2008. pour ma part les communication que j'ai vu n'étaient pas trops extraordinnaire. pour cela je suis vraimant tenté de proposer un protocol de recherche à soumettre a un financement. j'ai aussi fait la connaissance d'iminente chercheur et j'ai envi de faire un travaille qui va mistifier le monde en 2008. si tu tiens vraiment on poura former une équipe et faire une étude transversalle(boucle du Mouhoun et le centre ouest) sur un theme quia trais à notre profile. dejà, je voyais les mutuelles de santé.
pour terminer ton secré? comment tu es arrivé à faire ça?